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Ah les enfoirés ! Les salauds ! Ils m’ont eu… Me balancer comme ça un concentré de poudre mortelle, me coller une dynamite dans la boîte aux lettres de façon si sournoise, c’est vraiment dégueulasse ! Moi, j’ai ouvert sans me méfier et j’ai collé la rondelle dans mon mange-disques orange. Et là ? Ben, ça m’a pété à la gueule ! Je ne pourrai pas m’en remettre, c’est sûr ; les séquelles sont trop nombreuses, les cicatrices trop profondes ! Un chanteur, un vrai, qui manie la douceur (« Jusqu’à l’aube », « Devenir personne ») et la violence (Seul) avec dextérité, des mélodies hargneuses plastifiées à la pop-rock pas désagréable du tout et des textes qui ne se limitent pas au sacro-saint « la société est pourave, on a la haine, nianiania… »Quel flot de sensations ! C’est frais comme ça brûle, ça fait mal comme c’est beau ! Ce disque est un attentat, un coup d’état, un planté de poignard dans le dos. L’ensemble est tellement vicieux, ça s’insinue tellement dans le crâne qu’on se demande si ce n’est pas commandité par un quelconque gouvernement pour nous rendre esclaves d’Unswabbed. Un mélange explosif de nitrométal (Rien à perdre), de néocore au C4 (« Sans faire de bruit », « Comme un autre ») et de plomb taillé en pointe (« Sans limites », morceau imparable tout comme « Jusqu’à l’aube » d’ailleurs…)Elodie, la chargée de communication, a piégé ma boîte aux lettres en envoyant ce skeud. Il m’a défracté plus sûrement qu’une grenade quadrillée et Unswabbed a investi mon salon et ma tête ; y a déroulé ses barbelés et a installé son camp de base pile poil dans mon cerveau. Merci de m’avoir Unsuicidé avec tant de classe. Je n’avais pas pris une telle décharge de chevrotine dans le cœur depuis Belladone.A noter enfin qu’il s’agit là d’une petite exclu car le disque ne sort que le 26 Janvier. Ce jour là, lâchez tout et procurez-vous dare dare « Instinct ».
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