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Nom d’une paire de cerises, les Banane Metallik sont de retour, et pas pour faire dans la charlotte aux fraises. Non, c’est 666 % Gore n’Roll et ils sont « en mission pour botter quelques fions" (666% gore n’ roll)Accouplement dégénéré du gore version Bad Taste, du punk sale et méchant et du rock crading, cette nouvelle salade de fruits va donner la pêche à plus d’une groseille. Ca se mange sans faim, ça pèle les pommes mieux qu’un robot SEB (Les enfants des ténèbres) et ça ressemble à un crumble aux fruits rouges sanguinolents. Ce qui est certain, c’est que ces types sont gavés de vitamine C ! Quelques petites noix de coco exotiques (« Opus 666 », « Mieux vaut tarés que jamais ») tordantes sont rafraîchissantes comme un sorbet poire-vodka. Le livret est dégueulasse à souhait, la musique fait gigoter les kiwis dans le calbute comme dans un shaker et les textes sont de véritables coulis qui tâchent grave. En ces temps moroses où les djeuns qui savent jouer trois accords se prennent pour des stars qui viennent d’inventer un nouveau genre qui se termine en « -core », ça fait du bien de s’enfiler un bon bananecore entre le fromage et le dessert. Ce groupe délire (Vade retro banana) tout en envoyant la tarte Tatin dans le citron de l’auditeur (Ride in peace). Franchement, faut avoir des pamplemousses à la place des raisins de Corinthe pour revenir après 10 ans d’absence avec un genre si en marge. Et, vous savez quoi ? Putain ce que c’est bon quand le jus est aussi sucré ! Si vous voulez définitivement passer pour un aliéné auprès de votre entourage, mettez lui la tronche comme une pastèque en slamant dans le prunier du jardin avec « Don’t dictate my way of life » à donf. Et « si cela te déplait, va te faire cricifier ! » (Enfer et contre tous)
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