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Qui a dit qu’à Pierrelatte il n’y avait que l’industrie nucléaire qui vaille le coup de s’intéresser à ce coin de Drôme coincé entre les 2 bras du Rhône.
En tous cas, s’il y a vraiment très peu de chances de se faire atomiser aux abords de la Centrale Nucléaire, je ne dirais pas la même chose à l’écoute de « Eveil Hardcore ».
Breed Machine, un quatuor sévèrement burné, a accouché d’un CD bien plombé et ça tombe bien puisque rien de tel que du plomb pour se protéger des radiations.
Malheureusement, ça ne sera pas suffisant puisque les osselets et le marteau qui composent mon système auditif ont volé en éclat à l’écoute de cette bombe atomique de Hard Core que représente la galette de Breed Machine.
Ces mecs cherchent à l’évidence à taper directement là où ça fait mal avec 11 compos percutantes dont la durée oscille entre 2 et 4 minutes 50. C’est dire leur volonté de ne pas tourner autour du pot pendant 107 ans.
Le rythme des compos n’est cependant en général pas étourdissant même si quelques BlastBeat bien sentis incitent au headbanging chronique (Suffoquer, J’observe) .
Le chant de Mike est décapant et tire parfois sur le Brutal Death, seuls quelques paroles de chant clair apparaissent au détour de « Why ? ».
Malgré quelques song titles anglo-saxons, les textes sont écrits en français à 98% et sont autant de tranches de vie écorchées vives et l’on perçoit les thèmes qui sont abordés tels que la pédophilie, le viol, la guerre, le suicide, la paranoia et même …. l’écologie tous traités très morbidement.
Bien sûr, les riffs de grattes sont énormes cependant, contrairement à pas mal de productions de ce style, le son est très clair et on discerne bien les différents instruments avec , en particulier, la batterie de Deum, le doyen et fondateur du combo, dont le jeu est tout sauf stéréotypé témoin ces quelques frappes tribales au cœur de « My Life… My Death ».
On peut dire que Laurent Nafissi de NSR Studios a fait du bon boulot.
Quelques samplers agrémentent l’ensemble (sirènes de pompiers, bips d’ECG etc…) et l’intro de Paranoia est même franchement électro mais ça ne dure pas, heureusement.
En définitive, cet effort convaincant démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être une grosse écurie avec des moyens surdimensionnés pour sortir un skeud de qualité. Suffit d’avoir du talent, de la pèche et de la conviction et de réussir à amalgamer tout ça !
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