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Quoi de plus normal pour un CD qui vient du Canada que de s’intituler « Cryogénie ».
Il s’agit quand même du 5 ème album studio de ce prolifique groupe qu’est Ghoulunatics et surtout le premier de cette discographie fournie à être entièrement chanté en français.
Pour quelqu’un comme moi qui suis plus adepte du chant anglo saxon, je dirais quand même que le chant français à la sauce Thrash ou Death est beaucoup plus digeste dans le metal que quand il est clair.
Patrick Mireaud s’y emploie donc avec beaucoup de réussite, son chant me rappelant parfois celui de Damien, le hurleur de Furia qui officie avec bonheur et également 100% en français.
La zike de Ghoulunatics n’est pas évidente à définir. Elles explore les domaines du HardCore et du thrash, ça c’est certain mais avec quelques incursions dans le heavy (1412 de Malines, Cryogénie) ou le punk (la doublette « Monstrueusement vôtre, Engrenage »).
Les riffs sont inspirés par Pantera mais sont nettement plus simplistes et certains titres en souffrent (Exérèse).
Ce sont surtout les textes qui retiennent l’attention. Ils sont autant de tranches de vie macabres dont je retiendrais tout particulièrement le changement d’atmosphère très effrayant de « 1412 de Malines » au moment où le héros défonce la porte de la voisine pour découvrir son corps décomposé et rongé par la vermine… Beurk ! ! !
Egalement, la phrase ultime de « Engrenage » essayant de décrire l’attitude de l’humain face à la mort, vaut son pesant de cacahouètes : « Où l’on s’est même créé une récompense pour justifier notre présence » que j’ai interprétée comme décrivant le concept du Paradis.
Dans un autre genre , « Guerrier Pixellisé » vaccinera tous les accros de jeux video et Raz-De-Mariage est un tsunami pro célibat.
Avec « 1412 de Malines », Cryogénie est certainement la meilleure plage de la galette du même nom. Il s’agit d’un mid tempo remarquablement introduit par un riff très accrocheur et sur lequel les cris de rage de Patrick font merveille.
La prod. de Pierre Rémillard est assez sympatoche même si je trouve la section rythmique un peu trop en retrait.
En définitive, Ghoulunatics ne s’est pas perdu en chemin en faisant le pari de promouvoir la langue de Molière. Je regretterais cependant pour ma part un peu de linéarité et un certain manque d’inventivité dans les riffs qui engendre un peu de lassitude au fûr et à mesure de l’écoute mais on ne peut pas forcément prendre des risques tous azimuts. Alors une chose à la fois, Ghoulunatics continue de se copnstruire et ça n’est probablement pas fini.
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