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Une tuerie, si si, une tuerie je vous dis ! ! ! ! !
Jean-Jacques Fanciulotti, chanteur de son état a croisé la route de Markus Fortunato, bassiste et surtout l’âme de MZ. Ajoutez à ça le retour au bercail du talentueux guitariste Zan Dang et la volonté affichée en commun de changer de registre en enregistrant avec leur 5ème opus un album qui n’est pas un instrumental car dixit MF, tout a été dit dans ce domaine sur les 4 premiers opus.
MZ en a profité pour simplifier sa musique tout en gardant ses inspirations classiques. Ceci est très perceptible dans la construction d’un titre comme « Before The Sun Goes Down », dans le break de « Fleeting Angel » ou quand les claviers se font clavecins sur « Nostalgic Heroes ».
Eh bien tout ça donne une tuerie et un superbe album avec une alchimie remarquable entre tous les membres du groupe.
Certes, des parties instrumentales existent encore mais elles sont raisonnablement dispersées sur la galette. « Maudlin Adagio » en est presque une tant les claviers imprègnent leur marque sur ce titre dont le texte est récité. C’est la gratte qui est placée en pleine lumière sur « Salus, Honor, Vitus » alors qu’un formidable solo de basse très énergique donne vie à un « Polytheist » hors norme.
Avec l’apport d’un frontman , MZ permet de s’adresser à un auditoire nettement moins confidentiel car le talent de JJF permet l’introduction de refrains dévastateurs qui provoquent une montée d’adrénaline jubilatoire (Rising To The Throne).
Alors les créations de MZ se font aguicheuses et s’affirment dans une veine plus orientée power que précédemment. Les soli de gratte sont à l’unisson du chant et les 2 se complètent remarquablement (Nightfall Prelude).
Zan Dang avait quitté le groupe par lassitude de l’instrumental. Cette complicité trouvée naturellement avec le chant à son retour démontre que ses impressions de l’époque étaient pertinentes.
L’extraordinaire joute clavier / guitare de «Last Of A Long Line » exécutée d’une façon virevoltante est également un grand moment très speed de « Nostalgic Hero » qui rappelle les grandes heures de Stratovarius du temps où ce groupe était… vivant !
J’ai adoré l’ambiance voluptueuse créée par les nappes de claviers presque permanentes et les apports de chœurs symphoniques toujours judicieux.
On a droit à une production maison d’une très grande qualité de la part de Markus qui exploite à merveille son studio perso. Ca coûte plus cher à l’achat de s’équiper mais au final, on travaille avec moins la pression de la DeadLine. On rentre dans ses frais en évitant de s’attacher la participation d’une pointure en mixage/mastering et en se défrayant d’une location de studio toujours onéreuse à condition de savoir exploiter correctement tout ce beau matériel ce qui n’est pas donné à tout le monde. Certains groupes que j’ai récemment chroniqués devraient en prendre de la graine.
« Landscape Fadins Into Infinity » termine plus épiquement la galette (même si Nightfall Prelude est également très agréablement progressif) avec une intro grandiloquente et une atmosphère mélancolique qui sied particulièrement an chant de JJF. Dans ses passages les plus rapides, on retrouve cette dualité Symphonique/Power parfaitement maîtrisée. On a encore le droit à, un morceau de bravoure de basse comme sur pas mal de titre car dans MZ, la basse est ne se cantonne vraiment pas à la rythmique. Les lignes bourrées d’arpège sont fréquemment employées ce qui donne une touche très originale aux compos qui en sont marquées de son sceau.
Quand on sait que Markus Fortunato compose et officie également aux claviers avec le même bonheur qu’à la basse, on ne peut que s’incliner devant le talent éclectique de ce musicien qui appose sa patte sur « Nostalgic Hero » sans pourtant ne faire que tirer la couverture à lui.
Franchement, je n’ai rien trouvé à jeter dans ce skeud qui pourrait permettre aux 4 surdoués de MZ au summum de la maîtrise de leur art de s’approcher enfin d’une consécration internationale même si ça n’est pas forcément le but avoué du groupe.
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