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La Bretagne n’a pas enfanté que de menhirs ou autres dolmen. C’est dans cette région druidique que Blindraft a vu le jour il y a 4 ans.
Le groupe a longtemps hésité entre Heavy et Metal prog et si l’EP qu’il nous livre est résolument heavy, on sent encore poindre la fibre Prog telle que la colporte Dream Theater.
La base est donc constituée d’une section rythmique puissante sur laquelle les riffs à 2 guitares ne sont pas en reste.
C’est au niveau de l’utilisation des claviers en nappes et en fond sonore que le clin d’œil à Jordan Rudess est apparent. Pas contre le mixage les relègue très loin en arrière plan de la production ce qui est bien dommage.
Et pour en finir avec la prod. le son des riffs de grattes semble inconstant sur « Ocean Of Pain » ce qui est un peu désagréable.
Côté gratte pas d’inquiétudes comme le démontre les soli endiablés de « Vital Enigma » et « Dictator »
Pour les claviers, c’est sur « Ocean Of Pain » ou « Dictator » que l’on a droit à quelques arpèges de folie.
Le chant Klil fait un peu penser à Kurt Cobain mais bien sûr dans un autre contexte. Je lui reprocherais quand même d’être un peu trop linéaire (Dictator). Un travail sur les variations de voix semble s’imposer.
Le titre de l’album trouve peut-être son origine dans le break de riffs de « Weeping Willow » très sombre et monstrueusement puissant faisant penser à du Doom. A côté de cela, ce titre est le plus classiquement Heavy de cet EP.
Blindraft ressemble à un diamant brut qui attend le joaillier qui le taillera avec talent pour le faire briller de mille feux. C’est tout le mal que je leur souhaite.
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