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Le 1er LP de Grendel est intitulé « Le Diable En Personne » et nous propose un Hardcore sévèrement burné.
Perso, je trouve que le groupe aurait pu choisir un nom plus évocateur de la violence moderne telle que décrite dans ses textes que celui d’une créature mythologique, sorte de dragon des abysses, plus représentative d’Héroïc Fantasy à la Rhasody.
Au-delà de ces considérations conceptuelles, Grendel, c’est la puissance à l’état brut, du Hardcore sans concessions et animé par des growles d’une violence extrême sur une base de riffs titanesques.
Les hurlements et grognements de Sam sont réellement très convaincants et c’est tant mieux car lorsqu’il glisse quelques parties de chant clair (La Machine, Busherie), c’est tout de suite moins réussi.
Les textes sont autant de manifestes négatifs pour le monde que l’on réserve à la jeunesse d’aujourd’hui.
Malheureusement, ils sont d’une évidence telle qu’ils n’apportent pas grand chose au discours général sur ce sujet.
Même le jeu de mot « Busherie » du style « jeu de mollets pour jambettes » ne parvient pas à me faire esquisser un sourire. Egalement les sirènes de police sur « Le Diable En Personne » ont déjà été entendues des milliers de fois.
A ce qu’il paraît, Gendel est dévastateur sur scène. Alors après les Circle Pits ou autres festivités Hard Core, à quand un Partouze Pit sur « Plus De Sexe » ?
Le groupe assemble riffs mid-tempo dont il semble raffoler avec rythmes beaucoup plus speedés (Un Rêve Brisé, AT).
Le chant hurlé évolue souvent vers du fusion rappé (Generation NRV, Les Agités).
La production est de qualité car chaque instrument se détache bien de l’ensemble malgré la puissance globale.
J’ai noté un solo de guitare unique et perdu sur cette galette au sein de « Busherie ». Pourquoi le Hard Core n’en intègre t-il pas plus souvent ? Cela reste un mystère pour moi.
En tous cas, Grendel suit à la lettre le chemin qu’il s’est tracé et s’il ne fait pas montre d’une originalité bien marquée, il respecte très efficacement les standards du genre pour certainement le plus grand plaisir des Die Hard du genre.
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