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Sweet Dead Corpse... Tel est le nom d'un des nombreux projets expérimentaux d'Oraku! C'est avec cette trouvaille, le Cabaret des Âmes, qu'on s'apprête à pénétrer dans un monde ou seule la folie, le farfelu, le sexe et l'horreur se marient pour ne former qu'un monde tout a fait malsain et inattendu.
On commence le voyage avec Sweet Dead Corpses, une intro aquatique enclenche une guitare très rock, puis un riff assez électro en guise de refrain. Une voix féminine, celle d'Oxy, à moitié remplie d'orgasme, sonne tout de suite très cabaret. S'en suivent des voix d'outre tombe d'Oraku qui nous plongent encore plus dans le vice. Le contraste entre une musique accessible et des voix totalement malsaines nous plonge dans l'ambiance générale du CD. S'en suit une ambiance démentielle, un monstre surgit de nulle part et interrompt le spectacle dévorant le public.
C'est après cette mort brutale qu'on commence vraiment l'album...
Une musique au piano engage le processus funéraire, Why Still Exist. La mort n'est pas si dramatique en soi. Cette musique demeure tout de même légèrement répétitive, mais l'ambiance y est.
On retombe ensuite dans la folie, une ambiance qui me rappelle totalement l'univers du jeu vidéo Bioshock vient nous violenter à diverses reprises avec des rires démentiels, ces hurlements sarcastiques qui nous montrent qu'on est bien dans un univers de folie pure et simple (Soul's Circus, Destruction, Putrefaction)
Un troisième chapitre, celui de l'opéra, s'ajoute à notre long voyage mortuaire, Avec une introduction parfaite, Madness Opera... Des chants profanes masculins se mêlent à la douce voix lyrique d'Oxy. S'en suivent d'autres titres tels que Cabaret Theater, Queen Of Tree And Children.
Quelques maladresses sont présentes au niveau du mixage, du volume et de la coupure des samples, mais l'originalité du tout nous met vite dans cet état de stupeur.. Ce groupe est un Ovni, et d'autres titres plus Electro nous le confirment ! Destruction II, ou Poupée de verre, avec un synthé aiguisé tel un rasoir, quelques murmures...
Enfin, cette envolée totalement imprévisible se termine avec une ballade accompagnée par la douce voix d'Oxy.
Cet album étonnant qui débarque de nulle part est de plus accompagné d'une nouvelle magnifique, écrite par Oxy, nous contant l'histoire post mortem d'une petite fille...
Malgré quelques problèmes d'enregistrement et un sens trop chaotique de la composition, c'est l'originalité phénoménale de ce groupe qui marque les esprits. De plus, on ne ressort pas dans le même état qu'avant l'écoute, et c'est ce que le groupe a voulu nous montrer. Le cabaret des âmes est une œuvre poétique, malsaine, à ne pas placer entre toutes les mains :D.
Nous attendons définitivement la suite de cet opus!
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