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Plein de haine, de dégoût pour cette humanité dépravée, le type monte debout sur le parapet du pont qui surplombe Utopia City, regarde le vide, et se jette la tête la première. D’entrée de chute, il prend une grosse baffe avec des morceaux déstructurés (Magic brush) qui accélèrent, changent de tempo et semblent même parfois revenir en arrière. La vitesse n’est jamais constante et ce qui se passe autour est pour le moins déstabilisant. Le type peut bien essayer de se raccrocher à la voix, mais elle est tellement pleine de hargne et de puissance que c’est peine perdue. C’est clair que la douceur n’a plus droit de citer ici. Whaou ! Des flashs hardcore stroboscopiques (Skyrock) font perdre le sens des réalités. Surtout lorsque le tombeur par en vrille sur des intermèdes improbables (Skyrock, Child of Human Sacrifice, Utopia) mais finalement très bien foutus et jamais superflus… ce qui n’était pas gagné d’avance vu l’originalité (incongruité ?) de ces derniers. Ca va du trash au death (Yesterday is today) et le type qui se casse la gueule du pont se remémore beaucoup de groupes qu’il a aimé pendant que le sol se rapproche mortellement. Il se souvient de Faith No More (to be happy or not to be), Sepultura ou encore Fear Factory… mais aussi Misanthrope (un ch’ti bout sur « Relax baby ») Charlie Oleg (Child of human sacrifice) ou Madonna (Utopia, début de l’intermède).
Des petites comptines reviennent également à l’esprit, émergeant directement de l’enfance. Serait-ce la proximité de la mort qui rend si nostalgique ? La chute méga-violente, saccadée, rapide, pleine de rebondissements (jusqu’à l’ultime…), pleine de folie nous tourneboule dans tous les sens : c’est HARD dans le sens pur du terme. C’est revêche ; on se déchire la peau contre les murs de guitare qu’on heurte la tête la première. Les lois de la pesanteur n’ont pas de prises sur ce groupe turbo (ben GTI… forcément…) et le vent macabre qui nous gifle pendant la dégringolade de riffs est véritablement rafraîchissant.
Ca fait du bien l’originalité, le vertige, la chute libre, très libre… sans limites et sans parachutes. Ni grotesque, ni incohérent…
Puis soudain, PAF ! Le trottoir….
C’est de la confiture de myrtille ? C’est du Caviar ! (Relax Baby)
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