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Audity, c’est un alcool fort, un whisky triple sec, une fiole d’absinthe… Dans leur saloon, ils ne proposent que du pur malt-métal-hardcore. Et si vous avez en tête de couper les rasades de riffs qu’ils vous servent bien tassées, alors passez votre chemin. Ici, la basse tabasse (Squirrel) et la voix travaillée au bourbon revêt l’ambré de James Hetfield et l’arrière goût d’un bon vieux Anselmo. Bien sûr, à abuser des bonnes choses, on peut être tenté de se taper un petit délire à la Faith No More (Squirrel) mais alors, juste un doigt...
Audity ne veut pas non plus toujours servir la même potion et de nombreux changements de rythmiques ( Jack’s friend ) font apprécier le cocktail final. Les effluves hetfieldiennes sont renforcées et on peut même deviner un glaçon à la Mustain. si si… mais léger léger...
Cette fois, l’euphorie gagne le saloon et les « 1, 2, 3, 4 » scandés à la Ramones qui débutent le service de « Sixteen » nous propulsent direct au cœur de cette fête bien arrosée. Les mélodies restent soignées, comme un coffret spécial Noël, tout en gardant le côté violent et débridé qui fait la marque de fabrique de cette distillerie à riffs. Les hurlements copulant avec les rythmes saccadés presque funky (Toys) donnent à l’ensemble des allures de pur jus sorti de l’alambic. C’est encore tiède et ça réchauffe les tripes en deux secondes. D’ailleurs, les degrés ingurgités font virer la voix (vers 3,30 mn de « Toys ») dans le registre du grand Calva-léra … (ok, elle était facile celle là...)
Que du tout bon quoi ! En un peu moins de quinze minutes, Audity vient de nous servir 4 méga-doses de pur métal à boire cul-sec. Brr... ça pique aux yeux... ! Soyez certains qu’Audity bonifiera encore avec le temps, comme un bon vieux rhum. Tchin !
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