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Les prolifiques américains de Seven Witches en sont déjà à leur 6 ème CD en 9 ans mais ils n’avaient pas sauté le pas du DVD.
C’est désormais chose faite pour les protégés du guitariste Leader du groupe, Jack Frost.
J’allais dire, il est temps mais au vu de la qualité du produit proposé, je dirais plutôt : « ben Zauraient mieux fait d’attendre encore un ti peu ! ! ! ».
Eh oui car si la qualité du groupe est indéniable (on s’en était déjà aperçu tout au long de cette discographie fournie), celle du produit DVD fleure l’amateurisme à un point que c’en est presque indécent.
Les cameramen ont vraiment l’air de débutants avec des plans mal ficelés et hésitants, des zoom peu maîtrisés et le rendu pixellise quand il est filmé à contre-Lights.
Mais le pire réside dans la qualité sonore de ce DVD. Le mixage est affreusement brouillon. Les instruments et le chant sont noyés dans une bouillie sonore dont seule la basse paraît un peu s’extraire.
Ces images datent d’un concert antérieur au dernier opus « Amped » puisqu’aucun titre de ce CD ne figure dans la track list du DVD.
Il y a même des raboutages d’extraits de concerts différents là aussi très mal monté car pendant « Apocalyptic Dreams, on voit sur un plan serré le bassiste Kevin Bolembach poser en fond de scène alors qu’instantanément sur un plan large on le retrouve en bord de scène.
C’est vraiment un gâchis de sortir un produit aussi peu abouti car malgré ces défauts irrémédiables, on arrive à deviner que le groupe possède un sacré potentiel avec un frontman qui assure grave au niveau chant.
Le combo a orienté sa set-list sur le très bon « Passage To The Other Side » dont pas moins de 5 titres figurent sur les 15 interprétés. Il faut dire que cet album tient particulièrement à cœur à Jack Frost qui l’a dédié en son temps à son frère comme il le dit dans le bonus relatant la carrière du groupe.
Ce DVD attaque très fort avec l’excellent « Dance With The Dead » sur lequel on s’aperçoit que le public de 7W est plutôt jeune et connaît par cœur les textes du groupe. Il s’agit d’un des titres les plus teintés d’Iron Maiden comme une bonne partie de l’album « Passage To The Other Side » dont le titre éponyme figurant sur ce DVD lorgne aussi beaucoup de ce côté là ainsi que « Johnny ».
Il faut dire qu’Alan Tecchio est un remarquable frontman qui apparaît très en voix et peut être rapproché de Bruce Dickinson quand il monte dans les aigus. Il fait d’ailleurs assez souvent sur les fins de morceaux quand il martèle les titres à l’infini comme sur l’hymne au Metal qu’est « Metal Asylum ».
On pourrait lui reprocher cependant un manque de communication avec le public comme sur le démentiel « Mental Messiah » final où il a l’occasion de jouer avec le public mais ne la saisit pas. C’est sur qu’il demande parfois de claquer des mains (Can’t Find My Way) ou serre quelques mains en bord de scène mais le dialogue, c’est pas trop son job.
Mais qui est le patron sur scène ? Evidemment c‘est Jack Frost alors peut-être faut-il chercher de ce côté la petite réserve de son frontman. L’autre remarque que je ferais c’est que les chœurs de Jack ne sont vraiment pas très bon et s’associent mal avec la qualité du chant d’Alan (Cries Of The Living).
Les compos et les riffs sont vraiment bien balancés et ; si on le savait d’après les CD, sur scène ça prend une plus grande dimension.
Les solo de jack sont vraiment dans le ton mais un peu trop systématiquement sweepés et en abusant de la wahwah comme il le montre à la camera sur « Camelot » en accompagnant vocalement sa gratte par des « wah wah » qu’il formule avec la bouche. Ce titre poussiéreux est le seul extrait du 1er album du groupe mais n’a pas pris une ride. Jack se la joue même Jimmy Hendrix en jouant de sa gratte posée derrière son cou sur les épaules (Johnny, Mental Messiah) ou en exécutant quelques notes avec les dents sur le très lourd mid-tempo « Warmth Of The Winter ».
La rythmique est bien renforcée par un claviériste au crane rasé à l’exception d’un Katogan qui lui donne l’air d’un moine bouddhiste. Son moment de gloire se situe sur un morceau appelé Jam session qui comme son nom l’indique est le prétexte pour Jack et lui de jammer fort sympathiquement sur un rythme bluesy.
Ce « Year Of The Witch » est vraiment un très bon résumé de toute la carrière du groupe jusqu’en 2005 mais souffre beaucoup trop de cette production déplorable et tout juste digne d’un bootleg.
En ce qui concerne les Bonus, il n’y a pas grand chose de passionnant, Jack s’amusant le plus clair de son temps à jouer au journaliste de documentaire (quand il retrace l’histoire du groupe) ou en interviewant ses producteurs dont l’un d’entre eux, manifestement peu à l’aise, exprime ses réponses en jetant des regards vers un carnet de notes posés sur sa cuisse. C’est d’un naturel ! ! ! !
On y apprend pêle-mêle que le nom de Jack Frost est une idée de sa maman, que celui de Seven Witches lui a été inspiré par Judas Priest et qu’il est fou de musique et rend énormément hommage à ses fans.
Nous avons droit quand même à un Camelot en Live remonté à partir de 3 concerts. Ceux de manowar ( à titre de cover) et des 2 line-up de Seven Witches.
Je le dis encore mais vraiment il est dommage que ce très bon groupe de Heavy à fort potentiel ne puisse mettre sur le marché un produit de meilleure qualité.
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