ELTHARIA / LONEWOLF / INNERVISIONS / NIGHTMARE à CROLLES (38) LE 05/11/2005
A Crolles, petite bourgade de la banlieue Grenobloise, il y a un creuset de heavy metal qui a incité les kids du coin a organiser un concert plutôt alléchant retransmis entre autres par la radio locale « radio Grésivaudan ».
Certes, ça fleure bon la soirée entre potes sur scène car tous les zikos se connaissent bien et se sont fait plaisir mutuellement pour monter cette affiche.
Le heavy mélodique est à l’honneur, on l’a bien compris, gavé que l’on sera de Maiden à chaque entracte.
Les 6 membres d’Eltharia investissent la scène de l’espace jeunes et ils essuient un peu les platres en matière de sono car les 2 premiers morceaux sont plutôt brouillons avec un chant inaudible et une batterie écrasée par les autres instruments.
Bon ça s’améliore pour Vampire Hunter mais malheureusement, on s’aperçoit que le frontman chante complètement faux malgré un timbre de voix correct. Dommage car les compos mélodiques et speed sont plutôt recherchées et inspirées.
En particulier, Eltharia a en son sein 2 super 6 cordistes qui alternent les solis et les duos très brillament (l’un des 2 était dans les papiers de Nightmare avant le recrutement de Franck Millileri). La chasse aux vampires les inspire à grands coups de breaks et de reprises de solis effrénés.
Nous avons droit à un titre inédit devant figurer sur le prochain album (Third wild world ) qui est joué également avec beaucoup de conviction au point qu’un des gratteux embarque le micro du chanteur en se prenant les pieds dans le fil.
Le groupe est perfusé à l’ANGRA sur Angel’s tear semble t’il. J’ai déjà remarqué qu’il arrivait à Edu de chanter faux (Raismes fest 2004) mais là, c’est pousser un peu loin le mimétisme pour ce qui est du chant qui nous fait pitié.
Le public, bon enfant ne s’en émeut pas et jubilera sur Run to the hills, la cover de qui vous savez où les gratteux remettent le couvert pour montrer le bon côté de cette prestation peu homogène.
Set list Eltharia : And all begin here / Vampire hunter / Third world war / The tragic grand reunion / Angel’s tears / Run to the hills (Iron Maiden)
Un hymne guerrier annonce Lonewolf. Les franco-allemands ne font pas dans la dentelle avec un heavy qui tire tout droit. Exit l’originalité du premier groupe, les titres sont hyperbasiques avec un chant rauque à la Manowar.
Pourtant, le son des grattes est faiblard et la qualité technique des zikos est très inférieure à celle du combo précédent.
C'est pas faute de se donner car le guitariste solo ruisselle de sueur (faudra lui payer un bandeau à celui là). Lonewolf a la chance de s’adresser à un public toujours aussi prompt à s’emballer et qui commence sérieusement à pogotter sur Hellenic.
Les compos alternent les passages speed avec des mid tempo très lourdingues. Heart of hell est un titre qui figurera sur leur 3ème album et précède un SPQR qui donne l’impression qu’on s’est chopé un menhir sur le crane.
Holy evil surmultiplié clos ce set et fait mouche auprès des premiers slammers de la soirée.
Pour ma part, je me suis un peu ennuyé pendant ce gig tout en espérant qu’Innervisions va vraiment faire décoller franchement tout ça.
Set list Lonewolf : Hellenic / Buried / March / Heart of hell / S P Q R / Fantom ride / Pagan / Holy evil
Sur une intro style , boite à musique, Innervisions amène du professionnalisme dans cette soirée. Les 2 rhapsodiens Dominique leurquin (gratte) et Patrice Guers (bassiste également de P. Rondat) y sont pour beaucoup.
Asleep nous réveille malgré une gratte toujours un peu faiblarde sur ce 1er titre. Il faut dire que nous avons enfin devant nous un vrai chanteur légèrement statique contrairement à ses partenaires mais doté d’une voix assez exceptionnelle.
Mais que dire du batteur : un gamin de 17 ans qui assure comme un vieux briscard et nullement impressionné par l’événement. On voit bien que Patrice le chaperonne en se plaçant souvent à ses côtés armé de sa basse vrombissante et en lui décochant des regards d’encouragements.
Si ça s’appelle pas du transfert d’expérience ça ? ? ?
Ca fait pourtant un bon de temps qu’Innervisions ne s’est pas produit sur scène mais ça ne se sent pas du tout car au contraire, on ressent plus une certaine fraîcheur dans l’interprétation et beaucoup de conviction collective.
A returne to innocence figurera sur leur prochain CD qui sortira … Oulah…..c’est pas pour demain on dirait.
Ce morceau plutôt rapide affre un joli break de clavier qui se transforme en duo très aérien avec la gratte de Domi.
Le combo clos ce set remarquable par 2 valeurs sûres de leur répertoire .
C’est tout d’abord « Control from the past à la rythmique basse / batterie en béton armé se terminant en apothéose à grands renforts de stroboscopes qui illuminent notre juvénile batteur puis la cover de Judas Priest « Electric eye » avec un putain de solo de gratte mais dans lequel manque quand même cruellement la 2ème gratte de JP qui donne toute l’efficacité de ce titre légendaire.
Set list Innervisions : Asleep / Big brother / In the name of / Behind the grid / When we’ll be kings / A return to innocence / Control the past / Electric eye (cover Judas Priest)
Et c’est parti pour 1h30 de cauchemard quand Jo et sa bande grimpent sur les planches à leur tour. Ils viennent promouvoir leur dernier bébé dans la douleur. En effet, tout le merchandising du CD est resté bloqué sur un aéroport allemand ce qui est un coup rude pour un soir de promo.
Cela n’entame pas le moral du groupe et sa prestation sera au top niveau. Elle démarre sur les chapeaux de roue pour 2 titres très enlevés. L’amalgame entre les vieux routiers et les 2 jeunots est exemplaire. Les 5 gaillards s’y entendent pour occuper la scène en permutant sans cesse de place pendant que leur bondissant chanteur assure un max avec sa voix d’or et ses attitudes scéniques époustouflantes.
Il sollicite les kids sur Spiral of Madness baignant dans les lights jaunes un double solo de guitare éblouissant.
Quelques mots de sicilien introduisent l’intimiste « Secret Rules », un retour vers le passé des frères Amore alors que 2 slammers se donne un coup de boule avant de plonger dans une fosse électrisée.
L’alternance chant death et clair, plus fréquent depuis The Dominion Gate fait merveille sur le mid tempo Mind Matrix Schyzophrenia.
Puis l’éponyme Cosmovision remet 100 balles dans le flipper avec un David Amore multipliant les moulinets de baguettes. Nightmare enchaîne ensuite avec A Taste of Armageddon sur lequel , une choriste essaye courageusement de restituer l’émotion qu’apporte Floor Jansen à la version studio cependant, le break lyrique de ce morceau est raccourci par rapport au CD. C’est la preuve que le groupe cherche à être efficace comme le démontre aussi Yves Campion qui parvient à faire chanter les kids avec sa basse monstrueuse.
Les grenoblois remontent dans le temps pour enchaîner 2 très vieux titres dont la ballade (unique ce soir) inédite en concert « Invisible World ». la set list est vraiment très équilibrée.
Le petit dernier, Franck Millileri, dont ça n’est que le 2ème show et qui plus est devant toute sa famille et ses potes réunis, jette des regards appuyés vers vers Alex et Yves sur ces morceaux qu’il n’a sans doute pas été facile d’assimiler en aussi peu de temps en parallèle des séances d'enregistrement du dernier album ( 3 mois).
Arrive le grand moment de ce show avec un super titre qui m’a scotché sur The Dominion Gate, je veux parler de Messenger of Faith dont le riff étourdissant met le feu au pit. Jo prend des risques en faisant chanter ses fans certes conquis sur ce morceau mais qui leur est inconnu puisque le nouvel opus ne sortira que la semaine suivante. Pourtant, la mayonaise prend de suite.
C’est également le cas sur the watchtower aux breaks ravageurs.
Un court entracte et « Hallowed be thy name » ranime la flamme encore bien vivavce avant que le Nightmare des débuts ne se reforme à la surprise de tous. En effet, Nicko et Jannot rejoignent les anciens pour Waiting the Twilight et montrent qu'ils n'ont rien perdu de leur talent. Je vous disais bien que c’était une soirée de potes.
L’ultime rappel verra le combo asséner un Howlers of Insanity à la rythmique de plomb qui confirmera que ce groupe fait partie désormais des tous meilleurs et tout celà sans choper le melon ni perdre ses racines ou sa bonne humeur.
Set list Nightmare : Trust a Crowd / Heretic / Spiral of Madness / Secret Rules / Mind Matrix Schyzophrenia / Cosmovision / A Taste of Armageddon / Spirits of the Sunset / Running for the Deal / Invisible World / Silent Room / Power of the Universe / Messenger of Faith / The Watchtower / Hallowed be Thy Name (Iron Maiden) / Waiting for the Twilight / Howlers of Insanity
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