Oceansize / Porcupine Tree au Bataclan LE 13/11/2005
Soirée de baptême ou de dépucelage pour moi !
Enfin, je vais voir en concert Porcupine Tree, qui est avec Dream Theater mon groupe culte.
Je suis tellement excité par cet événement que je ne me suis pas renseigné sur la première partie.
C’est en arrivant devant le stand bien fourni des tee shirts que j’apprends qu’il s’agit d’Oceansize qui est un peu un OVNI récemment arrivé dans le monde embouteillé du metal prog.
Je n’ai pas écouté le dernier opus du groupe mais je n’avais pas spécialement kiffé « Effloresce » qui avait pourtant bénéficié d’une critique plutôt favorable.
Disons que les compos du groupe sont assez déstructurées style The Mars volta.
Le set a du mal à démarrer car la gratte du pauvre Mike Vennart n’a pas l’air branchée ce qui le stresse beaucoup.
A l’instar de TMV, Oceansize montre beaucoup de conviction sur scène en particulier à travers ses guitaristes vocalistes Mike Vennart et Steve Durose dont les attitudes sont bien théâtrales.
De la set liste répartie sur leurs 2 albums, je retiendrais surtout « Catalyst » aux riffs breakés bien péchus sur lesquels nos 2 acolytes excellent par leurs postures mécaniques. Mike alterne aussi le chant clair et le chant hurlé en jonglant entre ses 2 micros.
Le son est très bon même si la batterie, formidablement tenue par le très actif Mark Heron, me paraît un peu trop en avant par rapport aux autres instruments.
Il s’agit du dernier show d’Oceansize dans cette tournée qui valait la peine d’être vu principalement pour la qualité de la prestation scénique.
L’arrivée de Steven Wilson et de ses acolytes électrise le Bataclan plongé immédiatement dans l’atmosphère si particulière et caractéristique de cette musique. Celle-ci oscille sans cesse entre l’acoustique, le pop rock et le heavy très lourd tout cela enrobé d’une couche d’électro savamment distillée par Richard Barbieri.
Pour les non initiés, je comprends que ça fasse un peu patchwork cette description mais Porcupine Tree en fait c’est du …….. Porcupine tree.
Le dernier opus du groupe « Deadwing », dont le titre éponyme ne sera pas joué ce soir est bien dans la lignée du précédent « In absentia » qui avait propulsé les anglais en pleine lumière. Le combo s’appuie énormément sur cet album puisque 6 morceaux sont joués ce soir. Pourtant, la prise de risque paraît minime tant les pistes de deadwing sont remarquables et ne peuvent que cartonner en live.
L’enchaînement de début de gig, « Open car » et « Blackest eyes » est judicieux. Il donne un ton très avec pour le 1er, cette touche émotionnelle si spécifique à PT dans le refrain. Le son est d’enfer et frise la perfection.
Steven a dédaigné ses lunettes noires pour l’occasion et fixe son public droit dans les yeux quand il s’approche du bord de scène avant de donner un grand coup de tête rageur à chaque rugissement de sa gratte.
Son regard se fait enjôleur pour le planant Lazarus aux rivières intarissables de piano et soudain, c’est l’enfer quand cette putain d’Hatesong » s’annonce par quelques accords de la basse de Colin Edwin. Ce morceau écrit à un moment de haine viscérale dans sa vie par Steven me donne la chair de poule. « This is a hatesong just meant for you » est une rime qui tue mais ce n’est rien à côté du monumental break de gratte rythmique en plein cœur. Comment peut-on exprimer autant de colère avec une guitare, j’en ai les larmes aux yeux car cette song est également très personnelle pour moi.
Est-ce un clin d’œil que d’enchaîner avec Don’t hate me, au ton plus léger ? En tous, cas, cela me permet de reprendre mais esprit pour cette période du concert où les Porcs-épics arboricoles revisitent un peu leur discographie en intercalant toutefois le plombé « Shallow » au refrain imparable ou comment mettre du FM à la sauce heavy ?
So called friend, face b du single Lazarus en Allemagne aurait mérité un meilleur sort et donc de figurer sur deadwing car là encore, il s’agit d’un morceau épatant.
L’acoustique « Arriving…. » ruisselle sur nous comme une fontaine de notes de musique jusqu’à ce que les grattes s’alourdissent pour devenir carrément metal prog et se transformer en torrent de plomb en fusion qui brûle tout sur son passage avant de se terminer de façon plus intimiste.
C’est le moment du rythme syncopé de « Start of something beautiful » , un morceau pour lequel, je ne sais toujours pas comment Gavin Harrison fait pour jouer aux percussions ce rythme improbable et sans cesse décalé sans jamais se tromper. Bon encore, un sacré refrain qui marque les esprits là dessus.
Halo est encore un grand moment de ce show avec Steven qui déclame tranquillement toutes les horreurs auxquelles mène la religion sur un rythme funky scandé encore par Colin avant de hurler un refrain dévastateur et prédicateur. Ce titre ,truffé de breaks et de reprises de riffs limite neo permet au combo de prolonger notre plaisir intense sur un rythme qui ne permet pas de rester en place tellement il est prenant.
C’est déjà l’heure du rappel, God is in my head, je n’ai pas vu le temps passé , c’est fou !
Porcupine Tree balance Radioactive toys repris en cœur par tout le monde puis termine sur le magnifique « Trains » pendant lequel Steven casse une corde juste à la reprise de gratte sèche. Un petit moment de flottement et les fans l’aident à repartir en tapant dans les mains sur le rythme andalou de ce passage.
Mais, c’est pas possible que ça soit déjà fini, je regarde ma montre ; argh ! ! ! ! ils n’ont joué qu’ 1heure 30. C’est le seul reproche que je ferais à PT. Steven, tu sais pas qu’on t’adore et tout ce que tu fais et que là, ben c’est vraiment trop peu sniff !
Bon, ça me donnera une motivation supplémentaire pour retourner les voir dès que possible parce que là, je n’ai pas eu ma dose.
Set liste PORCUPINE TREE
Open car
Blackest eyes
Lazarus
Hatesong
Don’t hate me
Shallow
Buying new soul
So called friend
Arriving somewhere but not here
.3
Start of something beautiful
Halo
Radioactive toy
Trains
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