RAISMESFEST 2008

Live Report du RAISMESFEST 2008

13/14 SEPTEMBRE 2008



Va falloir s'y faire, le RaismesFest est devenu au fil des ans un incontournable de la scène française du Metal, même s'il faut avouer qu'à part le Hellfest, la concurrence n'est pas trop rude dans ce domaine,
Cette année, on retrouve cette volonté d'éclectisme qui caractérise ce festival avec ce mélange de groupes Heavy Old School avec des formations nettement plus modernes sans oublier non plus la volonté des mettre sous les feux de la rampe des combos locaux grâce à une scène découverte dont la qualité s'améliore au fil des ans,
Des changements se font cependant jour avec une professionnalisation de l'organisation qui avance à petits pas (en étant à l'écoute des festivaliers) mais sûrement,
Première évolution, les chiottes sont propres et entretenues pendant tout le week-end moyennant une contribution journalière d'un euro symbolique, En voilà une idée qu'elle est bonne!
Secundo, les horaires d'ouverture ont été avancés d'une heure car la leçon du show de Therion, sérieusement écourté en clôture du festival 2007 pour un retard conséquent pris sur l'horaire a été retenue,
Vos serviteurs, vieux habitués des lieux mais sans doutes, un peu trop ronronnant, se sont fait piéger,
C'est ainsi que nous parvenons sur les lieux accompagnés par une pluie fine alors que Sammsara, vainqueur du Jumpin RaismesFest a largement entamé son show, Nous n'en découvrons donc que quelques miettes tout en montant notre tente et malheureusement, ne sommes pas tentés de lâcher les piquets pour aller se presser devant la Grande scène car la prestation du groupe est assez molle, sans doutes à cause d'un peu trop de pression, ça m'a rappelé le show de Glyder aux Gods of Metal 2007 mais nous y reviendrons,
Nous avons cependant pu noter la bonne idée des organisateurs d'avoir tendu une grande toile semi-transparente en fond de scène qui laisse entrevoir la superbe façade du Château de la Princesse d'Arenberg en filigranes, Magnifique!!

Le set de Herrschaft sur la petite scène nous permet très vite de nous apercevoir qu'un immense effort a été fait d'un point de vue qualité de la sono car, contrairement aux années précédentes, le Mix est enthousiasmant, Chaque instrument est mis en valeur et ce groupe pratiquant un Indus burné en profite largement, grâce à un frontman qui a du coffre,

C'est avec E.Force que l'on a vraiment l'impression d'entrer pleinement dans ce festival mais, contrairement à la petite scène, ce groupe ne bénéficie pas d'un son tip-top,
Le franco-canadien Eric Forrest éructe un Thrash très efficace, mais technique empruntant 3 titres à son groupe originel, Voivod afin de réchauffer un pit qui commence à être bien détrempé, Entre des morceaux très rapides (Satanic Ritual, Perfexionist) et d'autres plus lourds (Insect), son guitariste intérimaire, armé de la même gratte que John Petrucci dégaine quelques soli de derrière les fagots coomme la partie de tappping sur « Modified Poison »,
Est-ce le temps ou le côté trop Old School de ce Thrash? Mais le public adhère sans plus à ce show,



Dreamlost investit alors la scène découverte pour (avec Amartia) la meilleure prestation du week-end, Son Heavy classique et mélodique fait mouche et le sourire flamboyant de sa claviériste réchauffe le coeur de tous les festivaliers, Emmenés par un énergumène affublé d'une perruque rose, une bande de métalleux festifs se lance même dans une farandole déjantée sur l'excellent instrumental « Garden Of Shadows », cela est de bon augure avant un nouveau CD annoncé pour 2009,

Le moment est venu pour nous de revoir un Glyder paralysé lors du Gods of Metal 2007, Le contraste est total avec un groupe bien plus assuré et qui perpétue l'esprit irlandais de Thin Lizzy sans tomber dans le piège du plagiat,
Tony Cullen est un frontman sympathique dont le plaisir d'être là est communicatif, Bat le gratteu arbore un T-shirt à la gloire de la Guiness et ce Rock irlandais est diablement jouissif, La cover de Rory Gallagher, Shadow Play fait un carton,On regrettera cependant un son un peu trop aigu et le fait que la basse de Tony vrombisse comme un Boeing (PUP),
En tous cas ce set remet les pendules à l'heure pour un groupe que l'on nous avait vanté mais qui n'avait pas fait honneur à sa flatteuse réputation, précédemment,




20 ans après, Excalibur, sympathique groupe local, s'est reformé, C'est donc nostalgiques et attendris que les kids de tous âge redécouvrent ce combo énergique emmené par Black,
Sa nouvelle démo "Fils Vengeur » est mise à l'honneur et démontre que les « chevaliers » n'ont rien perdu de leur passion,

Retour sur la grande scène pour les grecs d'Inactive Messiah qui ne vont pas déchaîner les passions, Leur Dark Death symphonique est un peu trop classique et « raisonnable », Là aussi, la basse de Lefteris est survitaminée au point de ressembler parfois à des samples de claviers mais il est vrai que c'est un peu la marque de fabrique des grecs,
Le temps d'un « Pain » hurlé à pleine gorge, Xristos (bien secondé par moult samples vocaux!!!) parvient à réveiller un pit peu réceptif mais ce ne sont pas les clins d'oeil à Metallica, Rammstein et même ,,, Michael Jackson (cherchez l'erreur!!!) qui le feront succomber,




On retourne faire un tour du côté de la petite scène pour les belges de VirusIV sous haute influence de leur chanteuse Magali Luyten dont les qualités vocales impressionnent, Le groupe délivre une prestation aux relents de Metal progressif carrée et bien pro,

Voci qu'arrive la 1ère des 2 grosses baffes du week-end, à savoir, le bien nommé Mass Hysteria, Dans un tout autre genre, leur set nous a rappelé celui de Black BombA en 2007 qui nous avait laissé pantois, Les ados prépubères et leurs aînés, fans de la première heure prennent possession d'un pit qui commence à devenir singulièrement boueux,
Mouss et sa troupe sont très contents d'être « dans le nord, au pays des bonnes buvettes », Leur Hardcore/fusion est très revendicatif et après quelques retards à l'allumage en matière de samplers, et des crachotements d'enceintes désagréables, le feu est allumé avec Babylone,
Les « j'aime le monde » se transforment en « J'aime le Nord », Son gratteu parsème le set de riffs de Slayer, Metallica, Pantera ou même ACDC ce qui fait dire à Mouss qu'il a bien révisé pendant toute cette semaine,
Les titres du dernier CD passent haut la main l'épreuve de la scène avec en particulier un « Echec » formidablement politisé et entraînant,
Mouss nous donne des leçons d'éducation moralisatrice ou aussi de tolérance musicale avec « Respect to the dance floor », Cet morceau transforme la boue du château de la princesse en Boîte de nuit avec quelques mesures de « Relax, Be Bop A Lula » et des attitudes scéniques à la Travolta, Le titre final « Furia » porte bien son nom et fini d'achever un pit déchaîné qui démontre tout le bien-fondé du nom du groupe,




Pas facile dès lors de succomber au charme de Niflheim, un combo formé à 50% de meufs et qui donne dans un Folk Metal sympathique avec des apports d'instruments traditionnels à cordes mais dont le décalage avec ce qui a précédé est tellement important qu'on a du mal à entrer dans leur monde,

Y&T (Y pour Yesterday et T pour Today) qui n'a pas foulé le sol français depuis ,,, 1983 ce qui veut dire depuis une éternité, éprouve également quelques difficultés à créer l'ambiance au début d'un show truffé de soli de grattes et présentant un côté Hard FM moins marqué que je ne l'aurais cru, « Dirty Girl » est assurément le 1er grand moment de ce set, l'occasion pour le public français de découvrir ce grand bonhomme qu'est Dave Meniketti, remarquable guitariste dont le feeling éclabousse la scène du RaismesFest sur ce titre au groove enchanteur,
La sonorisation de la Main Scène est enfin au top,
Le blond chevelu est sans conteste l'âme du combo et sait faire passer tous les sentiments sur chaque titre, que ça soit en matière de Blues (quel instrumental que cet « I'll Cry »!!!) mais aussi de Hard plus direct « Meantreak »,
Malheureusement le show comporte certains temps nettement moins puissants comme un « Pretty prison » qui vaut surtout par un solo s'enflant démesurément sur un riff simpliste joué à une seule note ou le dispensable « Squeeze sur lequel, le bassiste Phil Kennemore passe au chant mais avec bien peu de puissance malgré un morceau finalement bien rentre dedans,
L'enchaînement avec la ballade « I Believe In You » semble vraiment mou du genou mais ce morceau est greffé d'un solo accélérant progressivement le rythme pour une fin réellement dantesque, Un « Forever » dynamique et truffé de twin clôt ce show impressionnant malgré un statisme de la part des membres de Y&T que l'on regrettera par exemple en comparaison du dynamisme de Gotthard l'année dernière,




C'est déjà l'heure de passer à la tête d'affiche de cette première journée avec une valeur sûre de la NOWBHM, j'ai nommé les indéboulonnables britanniques de Saxon,
Peter 'Biff' Byford n'a rien perdu de son charisme et enflamme la scène du RaismesFest à grands coups de chants guerriers dont certains sont devenus des hymnes,
Pourtant, quelques titres du dernier album passent très bien l'épreuve du feu comme « Let Me Feel Your Power » qui fait headbanger comme des tarés les 1ers rangs,
Mais très vite ce sont les valeurs sûres qui incendient Raismes avec l'enchaînement « 747 strangers In The night » / « To Hell And Back Again »
Biff s'amuse comme un petit fou à jouer au disque jockey en demandant au public s'il veut une « chanson rapide ou lente », s'il veut une « vieille chanson » ou une « nouvelle chanson » et il finit par balancer une « vieille chanson rapide » à savoir un « Wheels Of Steel » qui dynamite le pit, Il fait remarquer malicieusement que certains fans ont des « Grande Cojonès », tant ils mettent du choeur à chanter ses textes, Sur « I'Ve Got To Rock To Stay Alive », Biff fait répéter n'importe quoi au public puis lui demande ensuite s'ils ont fumé ou quoi?
Le chambrage en règle continue pour un « Crusader » qui fait dire au blond frontman que le public est quand même très bon malgré qu'il soit dans un coin paumé et étant donné l'heure tardive! La fin du set voit Saxon aligner des mids énormes avec en particulier les traditionnels headbanging de Denim and Leather et le surprenant « Ashes To Ashes », un nouveau titre pour clôturer ce show redoutablement efficace,




Fort heureusement, la pluie s'est arrêtée depuis plusieurs heures et si la nuit sous la toile s'annonce très fraîche, il y en a comme nous qui s'empresseront d'aller se réchauffer devant le fameux et traditionnel cassoulet à la moutarde (une recette unique!!) des « Loulous » (Ils se reconnaîtront!) que nous ingurgitons sur le coup des 3h du matin en compagnie de quelques breuvages destinés à combattre la baisse des températures,

Forcément dans ces conditions et malgré un soleil rieur, le réveil est douloureux et le café du ptit dèj. trop vite remballé par les organisateurs (pour une fois en avance sur l'horaire!) nous passe sous le nez, ce qui n'est pas pour arranger les choses,

C'est donc, à la façon des diesels que nous démarrons cette seconde journée aussi les 3 premiers groupes de la journée ne parviennent pas à jouer le rôle de starter et ça n'est pas uniquement dû à notre retard à l'allumage,

Swamp nous joue sympatiquement des covers de Rock sudiste mais sans beaucoup de personnalité alors qu'Interria est vraiment à la peine sur la grande scène avec en particulier une chanteuse au talent incertain, Seul l'ultime « Mindustriel » éveillera notre attention par son rythme hypnotique,

Pour Nedra, on touche vraiment le fond avec en intro une cover de ,,, « Cabrel » qui en fera fuir beaucoup,

Il en faut vraiment beaucoup plus pour nous remettre sur pied et la grosse baffe qu'il fallait (la seconde du week-end) nous balancer arrive sous la forme des teutons de Die Apokalyptischen Reiter (traduisez par « Les Chevaliers de l'Apocalypse »), A vos souhaits!
Emmenés par un frontman très souriant, le groupe marque les esprit par son look très spécial avec en particulier « Lady Cat-Man » à la fourrure noire mais surtout le claviériste « Dr. Pest » au costume sado-maso qui arpente régulièrement la scène armé d'un fouet,



Musicalement, le groupe pratique une sorte de « Death festif! » complété de claviers gothiques qu'ils surnomment la Reitermania,
C'est armé d'un immense drapeau orange portant le logo du groupe que le chanteur harangue la foule sur « Revolution »,
Fuchs adore faire participer le public et il sera récompensé de ses efforts au-delà de ses espérances, Un peu comme Axxis l'an dernier, il fait monter sur scène une meuf à la poitrine avantageuse qu'il ne se prive pas de commenter puis l'associe vocalement à une sorte de chant de marins tout en ne ratant pas une occasion de lui peloter les fesses,
Il finit par enchaîner la fille à la balançoire de son claviériste sado-maso, Il fait ensuite participer un métalleux bon teint et très à l'aise sur scène à un « We'll Never Die » qui embrase le pit, Celui-ci finira également enchaîné aux claviers,
Après un Wall Death bien boueux (stigmates du temps de la veille), DAR termine son show en proposant à 2 festivaliers de prendre place dans des canots pneumatiques propulsés par les mains du pit, Fuchs arrose le tout avec un canon à mousse



Et c'est à ce moment là que la Reitermania atteint son apogée avec notamment le voyageur mâle d'un des canots qui à son retour sur scène entreprend un strip intégral et reviendra même saluer le public en compagnie du groupe, toujours dans le même état dénudé,




On n'est pas près d'oublier ces grands moments de folie du RF 2008,

Retour vers la petite scène pour Wurm dont le Hardcore puissant et destructuré bénéficie d'un gros son mais on a parfois un peu de mal à les suivre dans leurs méandres musicaux,

Un peu de calme que diable! Voici que Soul Doctor tente de ramener tout ce beau monde vers des rivages plus tranquilles avec son Hard groovy, J'avais récemment chroniqué le dernier Live des allemands en faisant pour principale critique le choix douteux de leur setlist de début de concert, En effet, ce CD alignait dès le départ 5 titres de plus en plus lents, Manifestement, je n'ai pas été entendu car Soul Doctor a repris exactement le même enchaînement de morceaux et mon impression s'est trouvée confirmée en réel puisqu'au delà d'une setlist très prévisible, un sentiment de lassitude croissant a été perceptible dans les rangs du public,
Pris individuellement, des titres comme « Under your Skin » ou « Good Time Spleepin'Away » sont bourrés de chaleur mais le frontman Tommy heart ne parvient pas à communiquer sa ferveur aux fans, Un problème de sangle qui polluera le bassiste pendant tout le morceau « Unspoken Words » n'arrange rien et si « What Do U Want » redonne un peu de couleur à cette prestation, celle-ci demeurera jusqu'au bout en demi-teinte,




De la couleur, Amartia en possède à revendre avec un style progressif qui s'affirme de plus en plus, Le temps de 4 compos dont 3 figurent sur le nouveau CD « Delicately » sur le point de sortir, les nordistes font succomber au charme de Britta, une chanteuse allemande qui vit littéralement sa musique (elle ferme les yeux et a des attitudes à la Joe Cocker tellement elle paraît imprégnée par son chant), un pit désarçonné par autant de beauté, C'est avec Dreamlost, la meilleure prestation de ces 2 jours sur la scène découverte et on sent que le groupe évolue dans le bon sens avec un Vince qui se lâche totalement à la guitare pour livrer des arpèges que Gilmour himself ne renierait pas,




Changement total de style (cet éclectisme est également une des caractéristique du Raismes Fest) avec l'arrivée de Machiavel, groupe mythique belge qui traverse intemporellement les époques, Les premiers titres donnent l'impression que le groupe est sûr de sa force et se produit en terrain conquis,
En particulier le chanteur Mario Guccio fait une apparition sur scène empreinte de beaucoup d'emphase, on croirait un chanteur de Black symphonique, Sont-il trop sûr de leur fait? Il doit y avoir de celà, aussi, cela donne un début de show inconsistant avec une sauce qui a du mal à prendre,
Le show commence à prendre un peu de couleur à partir du célèbre tube FM « Fly »,
Le groupe enchaîne ensuite avec le traditionnel tryptique "No way to heaven", "Over the hill""Lay Down" La fibre émotionnelle palpite avec un « After the Crop » à la mélodie émouvante et au final plus fédérateur mais dans l'ensemble, ce show ne décolle pas vraiemnt, la faute à un enthousiasme en dedans, Les fans d'Outre-Quiévrain venus en masse sont restés un peu sur leur faim,




Wizard king avait fait bonne impression lors du Jumpin RaismeFest et ils démontrent une nouvelle fois qu'ils savent emballer la foule avec un Classic Rock efficace et rafraîchissant mais sans beaucoup de prises de risques,

S'il y en a qui ont sacrément fait la teuf la veille, c'est bien les finlandais de Korpiklaani, D'ailleurs, depuis le matin, le bruit court qu'ils étaient tellement déchirés qu'ils y a eu de la casse dans leur hotel et que leur participation au RaismesFest est plus que compromise,
Fort heureusement, ils sont présents avec leur folklore finlandais agrémenté à la sauce Metal, Le show est bien entendu très festif avec une majorité de chant dans leur langue maternelle, Un passage a capella permet de constater que le finlandais ressemble à du chant apache,



Leur paysage musical est nettement moins péchu qu'un Finntroll, Les instruments traditionnels comme le violon, l'accordéon ou la cornemuse sont beaucoup plus en valeur,
Kipumylly voit Jonne, le chanteur, se mettre aux percussions alors que cela fait déjà un bon moment que le pit slamme à qui mieux mieux, Mais tout cela reste bon enfant et il faut voir les gars de la sécurité médusés rattrapant dans la fosse aux photographes un gamin d'une dizaine d'années, slamant comme les grands,
C'est la méga teuf et personne ne fait trop attention au caractère très approximatif de la zike et des chants des scandinaves car on s'en fou pourvu que l'on s'éclate,
En fin de show, Jonne est tellement allumé qu'après avoir attrapé au lasso avec le fil de son micro, les cornes de cerf de son pied de micro, il étrangle à moitié son violoniste à sa seconde tentative, Dans la foulée, il pète son micro puis le second qu'on lui apporte en secours pour finir le show en chantant a capella de façon inaudible, C'est sans doutes cela l'effet « Happy Little Boozer »!!!

Dernier groupe de la petite scène, Winterland a également gagné sa place au Jumpin, Son set de Heavy mélodique gavé de claviers passe bien même si le groupe paraît un peu inexpérimenté à ce niveau, Sa progression néanmoins constante lui laisse augurer des lendemains qui chantent,

Lorsque Uli Jon Roth arrive sur scène, on a l'impression qu'une chape de glace vient de s'abattre sur le RaismesFest, L'emblématique gratteu allemand mène son groupe d'une poigne de fer, Aussi dès l'intro, on s'aperçoit que les musiciens paraissent stressés car attentifs au moindre geste du virtuose mais également dans la crainte de s'en attirer les foudres au moindre faux pas,
Ce show débute bizarrement de façon très hésitante et d'une façon générale, les temps morts seront importants entre chaque morceau,
Les premiers titres sont très grandiloquents et la présence d'une chanteuse et d'un chanteur donne une atmosphère à la Therion, avec cependant nettement moins d'huile dans les rouages,
Le talent d'Uli ne fait aucun doute mais son sale caractère non plus!
Tout ce qui est possible d'être fait avec une guitare, UJR le réalise alors les soli poignants succèdent aux riffs électriques, Une impro jazzy le montre secouant négativement la tête vers son clavièriste pour lui intimer l'ordre de cesser de l'accompagner de quelques touches d'orgue Hammond, Non Mais c'est vrai quoi! Quelle outrecuidance!!! d'un coup de tête il lui fait finalement signe que c'est le moment de s'y mettre, Il a également un regard sombre vers son bassiste qui s'empêtre un peu dans ses lignes de basse,
Mais quand il fait chanter le public en faisant pleurer sa gratte et termine ce morceau par une fin apocalyptique, on peut que saluer son talent à l'état pur,
Le côté nostalgique n'est pas mis de côté et les emprunts à la discographie de Scorpions sont salués comme il se doit par un pit qui ondoie de plaisir, la palme revenant à un « Fly To The Rainbow » à pleurer,




Cette journée très germanique (4 groupes) se termine d'une façon beaucoup plus détendue avec le retour au 1er plan du sympathique Kai Hansen,
En fait, cela faisait un bout de temps que Gammaray ne faisait plus les têtes d'affiches, la faute à une discographie en dents de scie et à un délaissement relatif de sa fanbase,
Mais là, ils ont décidé de frapper un grand coup,
Le début du show est balancé à la vitesse d'un TGV, Car après un « No World Order » décapant, c'est déjà « I Want Out », l'hymne d'Helloween qui met le pit en transes,
Par la suite Gammaray nous montre sa facette progressive avec un « The Silence » de derrière les fagots, surtout pour sa reprise à la Queen,
C'est ensuite un « Rebellion In Dreamland » qui hérisse le poil de plaisir par ses « I Wonder Why » dramatiques, Il faut dire que le groupe se produit avec un claviériste, ce qu'il ne fait que quand il est au top (sinon ce sont des samples),
Les derniers CD de Gammaray ne sont pas des must et Kai doit le savoir car il n'en joue que peu de titres, On notera quand même l'efficacité d'Empress et de Fight (et de ses « carry on »), à défaut d'être géniaux,
Daniel Zimmerman a même le bon goût de nous dispenser de son sempiternel et très chiant solo de batterie,
Kai Hansen en bon frontman va au charbon et lâche sa guitare le temps de diviser le pit en 3 parties pour reprendre « Heavy Metal Universe », Le groupe est vraiment dans une très grande forme et ça nous brise le coeur de ne pouvoir aller jusqu'aux rappels car même si le timing a été mieux respecté qu'en 2007, il y a un peu retard et comme nous nous tapons de nuit les 700km qui nous séparent de Montélimar (boulot du lundi oblige!), il est grand temps de passer aux effusions avec nos potes et de mettre le turbo pour rentrer,




A vrai dire, c'est cet attachement à ce festival à dimension humaine et les retrouvailles annuelles qui nous motivent pour à chaque fois revenir car cette année, l'affiche nous apparaissait moins alléchante, Pourtant, nous avons encore vécu des moments inoubliables et avons déjà pris rendez-vous pour 2009,
A noter aussi l'amabilité des mecs de l'organisation avec une mention particulière pour ce ptit gars au stand du RF, qui, voyant mon dépit de ne pouvoir trouver l'affiche 2008 (ça aurait fait un trou dans ma collec), est allé tout spécialement me rechercher au fin fond de son coffre un exemplaire qu'il avait conservé pour lui-même,
Respect mec!!!!!







[ Chroniqueur ] - Les Accros du Metal