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Circus Maximus, ça me disait quelque chose mais impossible de me rappeler jusqu’à ce que j’aille jeter un œil dans ma Cdthèque afin d’en exhumer « The First Chapter » sorti en 2005 .
Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est ce putain de CD sorti de nulle part que j’ai écouté en boucle (ahhh ce morceau dénommé « Alive » si prenant et bien nommé ! !) en alternant avec « Cryptic Vision », un autre groupe obscur car ils proposaient un Metal progressif extraordinairement optimiste moi qui était à cette époque au fin fond du Black Hole moralement.
Eh oui, ça m’a fait du bien d’écouter des trucs pareils et ça m’a permis de m’extirper de la spirale dépressive type Marillion ou Anathema.
Alors, il a quoi dans le ventre cet « Isolate » ?
Il n’a pas fallut plus de quelques minutes d’écoute pour comprendre que celui-ci n’avait rien à envier à son prédécesseur.
En se renouvelant totalement, CM réussit le tour de force de garder la même inspiration créatrice de son 1er chapitre. Ah, et puis surtout, où c’est carrément phénoménal, c’est au niveau du chant et des harmonies vocales qui sont délicieuses. Michael Eriksen est vraiment un virtuose du genre. Il sait tout faire avec sa voix et donne même une touche d’AOR quand il monte dans les aigus un peu à la façon de Toto ou de Joe Tempest (les refrains de « A Darkened Mind » ou à la Queensryche de « Wither ») mais sur des morceaux qui sont quand même typés metal progressif.
Tout cela fait que les compos sacrément bien balancées de Circus Maximus ne se perdent jamais en route et font mouche dès qu’on se trouve dans la ligne de mire (« Abyss » dont le break de claviers est génial avant une envolée de gratte extra).
Les claviers de Lasse Finbroten sont particulièrement bien lotis et très inventifs sur cette galette ; cf l’instrumental « Sane No More » même si quelques mèches sont allumées ça et là par une gratte racée.
La ballade « Zero » est plus classique que le reste du CD mais les quelques poignantes notes de guitare qui éclatent en son sein accompagnées ensuite de chœurs syncopés lui donnent sa propre personnalité.
N’y voyez aucun parti pris mais vraiment ce CD me troue le cul. Les 2 années passées à défendre « The First Chapter » on stage et notamment au Prog Power d’Atlanta ont bonifié le groupe.
Témoin cette remarquable plage épique qu’est « Mouth Of Madness » sur laquelle on se surprend à penser que Dream Theater, en panne d’inspiration depuis 2 à 3 ans, ferait bien d’emprunter ce genre de direction pour renouer avec la magnificence.
Ce titre est le plus dark de l’album car il comporte des passages où les riff doomesques de gratte doublonnent avec la basse mais sont cependant jouée plus bas ce qui rappelle la partie instrumentale du « Misunderstood » de DT.
Et d’ailleurs l’album se termine beaucoup plus mélancoliquement que sur les premiers titres sauf peut-être sur les refrains (From Childhood’s hour) qui demeurent teinté d’un AOR absolument pas déplacé dans cet océan progressif.
Il faut dire que le sujet abordé dans cet album concept n’est quand même pas des plus hilarants puisqu’il traite de la démence humaine en particulier lorsqu’elle survient après une répétitions de coups dûrs psychiquement destructeurs.
« Ultimate Sacrifice » finit savoureusement et majestueusement l’excellent travail des norvégiens (quel final dantesque) car c’est bien la patrie du Black et du Death qui a enfanté ce joyau qu’est Circus Maximus.
Je n’ai pas peur de dire que sur ce premier semestre de 2007, « Isolate » est mon album de l’année aussi les productions à venir n’ont qu’à bien s’accrocher pour lui prendre la place qu’il vient de s’arroger bien au chaud dans mes tripes.
Voilà un groupe qui va sans aucun doute se tailler une bonne part du gâteau du Metal Prog et parvenir à lui redonner un nouveau souffle comme le Neo Prog l’avais insufflé en son temps au Prog des 70’s.
PS : Je crois que je suis tombé amoureux du plus bel organe de Michael Eriksen (je voulais parler de sa voix bien sûr )
Note : 18.0/20
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