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A contre cœurs je prends le prochain cd sur mon bureau. artword Old - School représentant des créatures de l’Enfer, dessiné tout en rouge sang et noir, avec un logo très agressif, voilà ce qui ne me donne pas beaucoup d’entrain. Pourquoi donc ? Et bien, parce que cette pochette est le stéréotype des groupes Death Old Shool, avec des compos bâclées, et un enregistrement réalisé avec des magnétophones a 2€ Leclerc, achetés dans les années 60’s. Et oui, j’ai des préjugés et je le montre, sauf que comme tous ceux qui ont des préjugés, parfois on se goure. Et aujourd’hui, c’est à votre fidèle serviteur de brailler qu’il s’est véritablement trompé, mais également de faire un maximum d’acclamations pour ce groupe qui marque très fort pour un premier essai. En effet, ce jeune groupe de Madrid ! ( La aussi j’avais des doutes de l’originalité de la scène Espagnole ), et qui en 5 ans nous ont concocté un superbe cd. En effet, tout le charme de ce 8 titres réside dans son alternance entre Post Metal et Death Progressif, deux genres auxquels j’accorde beaucoup d’importance. Ainsi, on passera du soli Heavy sur « Metalogos » aux ambiances alambiquées sur « Andreia ». En effet, on alterne solo de basse avec des envolées de guitares utilisant des chorus, ce qui donne bien sur une troisième dimension au morceau. On se baladera également sur les rives du Prog Metal avec « Alecto –Magaera – Tisiphone », et dont les riffs d’intro et le feeling du batteur place ce morceau comme « meilleur titre de l’album ». Malheureusement, ce morceau est le seul vraiment innovant, car les ambiances et les passages purement Prog sont rares, car le cd reste profondément encré dans le Death, comme le démontre le timbre vocal de Gherion, a la limite de NYHC et du Death ( Il rappelle d’ailleurs très bien celui de S.A.S => Misanthrope ). Si je retiens donc un défaut, c’est vraiment, celui la, car les petites imperfections sur le reste de l’album feront sourire un auditeur avertit. Cependant, rappelons – nous qu’il s’agit d’un premier essai et dont la richesse des sons de guitare, la diversité des rythmes de batterie, les chorus gutturaux, et bien sur l’originalité de cet album autoproduit, en font un très bon.
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