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Ca fait bien longtemps que je n'ai eu l'occasion d'écouter un album de Heavy aussi épique et qui me ramène 25 ans en arrière, à l'époque florissante d'Iron Maiden,
Battleroar ne souffre d'aucun complexe et affiche en bonne place ses influences comme Manowar surtout pour le côté guerrier outrancier, Jag Panzer avec qui il a tourné et Manilla Road dont il reprend avec bonheur « Morbid Tabernacle/Isle Of The Dead »,
« To Death And Beyond » est en quelque sorte le 3 ème volet d'une trilogie mais n'est pas un concept album car des titres comme « Born In The 70's » ou Metal From Hellas » n'ont rien de conceptuel,
Les points forts du groupe résident dans une paires de duettistes de 1er plan aux guitares, Kostas Tzortzis et Manolis Karazeris qui s'y entendent à merveille pour aligner moult riffs généralement martiaux,
Côté basse, c'est pas mal non plus avec Gus Macricostas en tant que digne émule de Steve Harris (Hyrkanian Blades),
Par contre le jeu de batterie n'est pas très étincelant et côté chant, n'est pas Bruce Dickinson qui le veut, De plus Marco Concoreggi souffre d'un détestable accent que je suppose grec qui enlève beaucoup de crédibilité à ses vocaux anglo-saxons,
Dès « The Wrathforge », on comprend que la parole est donnée préférentiellement aux parties instrumentales avec une intro de plusieurs minutes avant que le chant ne se mette de la partie,
Le rythme mid souvent employé par les 5 grecs se transforme en charge de Walkyries en chaleur ce qui se reproduit à plusieurs reprises sur cette galette ( Hyrkanian Blades, Death Before Disgrace),
Pour renforcer ce côté épique et donc progressif, Battleroar n'hésite pas à introduire un solo de violon symphonique sur « Finis Mundi » ou des strings en tant que transition entre les 2 parties de « Death Before Disgrace », Ce titre se termine acoustiquement sur un fond de roulement de caisse claire, style « tambours écossais »,
La production est assez inégale suivant les titres et si les riffs sont plutôt agressifs et secs, une certaine surabondance nuit fortement à un titre comme « Metal From Hellas » ou chant+choeurs+gratte=bouillie sonore,
Non décidément c'est sur les parties instrumentales que ce skeud se révèle être une tuerie avec en verve « Oceans Of Pain » ou les plus rapides « Dragonhelm » et « Warlords Of Mars », « Born In The 70's » se révélant un peu poussif malgré un chant à la Ian Gillan,
Ce 3 ème CD des Hellènes est malheureusement un peu bancal même s'il renferme de véritables parties rythmiques qui sont autant de pépites récoltées dans le jardin de Maiden, ce qui est bien rafraîchissant, Il reste cependant quelques axes d'amélioration qui sont loin d'être négligeable (surtout le chant!) et qui empêchent le combo d'atteindre le nirvana du Heavy Metal mais ceci n'est sans doutes que partie remise?
Note : 14.0/20
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