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Si Deddy Andler (guitares), Wolfgang Frank (guitares et basse), Alex Hlousek (batterie) et Jason Marks (chant) ont choisi de baptiser leur groupe de Metal Mélodique « S.I.N. » ça n'est pas à cause du péché originel ou des 7 péchés capitaux comme nombre d'autres groupes l'ont fait avant eux pour nommer des CD ou des songs mais parce qu'il s'agit des initiales de « Somewhere Into Nowhere », le groupe qu'ils ont fondé en 2002,
A l'époque, ces mecs étaient incertains quand à la voie musicale qu'il leur fallait emprunter d'où ce nom si évocateur de leurs doutes,
Pourtant ils ne tarderont pas à sortir 2 albums qui leur vaudront un bon accueil au Japon,
« The 13th Apostle » à la jaquette très réussie montre une ambition nouvelle pour ce groupe germano-norvégien avec ce concept album qui donne une description apocryphe (et rédigée par l'écrivain allemand Ana Kugli) de l'histoire du 13ème apôtre dénigré par l'église chrétienne,
A partir d'une base qui demeure Metal Mélodique, le groupe a gréffé dessus de nombreux choeurs gothiques très pompeux ,
Le groupe a fait appel à de nombreux guests comme Carsten 'Lizard' Schulz (Evidence One, Roger Staffelbach, ex-Domain), Renee Walker (Renee-Walker-Band), Connie 'Conor' Andreszka (Cabal, Circle of Pain, Crystal Ball) et Boban Milojevic (Snake Eye, Wicked Sensation).
Après une intro emphatique on a droit à une seconde intro parlée de façon inquiétante sur quelques notes de piano pour Signs Of Doubt ce qui fait un peu riche non? A l'instar du patronyme du groupe, « Awakening », le 1er véritable titre cherche un peu sa voie et semble un peu long à véritablement se mettre en place,
Très vite on pense à Ayreon, toutes proportions gardées cependant car Mister Arjen Lucassen est quand même passé maître dans l'art de sortir des CD concepts heavy mais très alambiqués,
En effet, le chant de Patrick Simonsen est souvent renforcé par des choeurs gothiques dominés par des voix féminines (Junia's eyes ), D'autres morceaux jouent sur l'alternance entre chant masculin et féminin ( Awakening, For eternity and beyond),
Comme habituellement sur ce type de CD, une large place est laissée au chant comme par exemple en permanence tout au long des presque 8mn de « Junia's eyes » mais les parties instrumentales ne sont quand même pas dédaignées (Chosen are few, Failure) ,
Cette galette renferme également des passages très poignants comme sur « In your darkest hour » ou avec le 100% acoustique « Tears of Gethsemane »,
Le propos est quand même assez musclés question riffs de gratte qui régulièrement lorgnent du côté du Metal Progressif,
La production de « The 13th Apostle » est irréprochable et comme les schémas de composition sont également d'un très excellent niveau, le tout fait que cet album atteind haut la main son objectif qui est de créer une osmose entre la musique et l'histoire sous le haut commandement des entités vocales,
Si S.I.N. en fait parfois un peu trop question arrangements et parties vocales, force est de constater qu'il s'agit pratiquement d'un passage obligé pour ce type d'album puisque ce reproche, il m'est déjà arrivé de l'appliquer à Ayreon ou Avantasia, Alors on passera assez vite dessus car le piège du ridicule a été évité et il faut en retenir finalement que la qualité générale de « The 13th Apostle » est largement au-dessus de la moyenne,
Note : 17.5/20
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