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Oulah! Que je n'aime pas trop quand on m'envoie la fiche technique d'un groupe dans laquelle on dit que « le groupe est innovant et ne s'est imposé aucune barrière, que chaque membre s'est exprimé très personnellement et qu'une large place a été laissé à l'impro,,,, »,
J'imagine tout de suite le truc super barré dans lequel chacun joue de son côté des trucs inécoutables rien que pour se la péter (genre « Snarling Adjective Project » que je viens de chroniquer),
Heureusement, cela n'est pas le cas pour Spaced Out, Si leurs compos ne sont pas d'un accès facile car empreinte de jazz/fusion, elle sont d'une façon générale bien structurées,
Comme Planet X ou autre Karcius, il s'agit ici d'un skeud instrumental à 100% joué par un trio composé d' Antoine Fafard à la basse, de Martin Maheux (MMCircle) à la batterie et de Mark Tremblay à la guitare, Quelques guests assurent les claviers,
Les compos sont puissantes en particulier au niveau de la section rythmique, Martin Maheux fait feu de tout bois sur chaque titre avec un son de batterie qui donne l'impression qu'un bucheron canadien est en permanence en train d'abattre sa cognée sur un érable, Il y a du Portnoy et du Bonham dans ce batteur,
La basse d'Antoine Fafard n'est pas en reste et donne la plupart du temps dans des schémas funkies ( « Fun Key » ou à grands renforts de slapp pour « Power Struggle » et « Nemesis ») ,
La guitare de Mark Tremblay est relativement moins à l'honneur mais revient en pleine lumière le temps d'un « Biomechanic II » à la 6 cordes énorme,
Certes des titres comme « Nemesis », ou « Polymorph » présentent des passages bien barrés mais qui demeurent accessibles,
Le côté puissant du groupe s'exprime à fond sur un « FuraxII » Metal Prog alors que « Replication Junction » est le titre le plus Dark de cette galette très solide,
Il y a vraiment du génie dans la production de ce trio très compact et d'un dynamisme épatant,
Note : 16.0/20
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